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Communiqué de presse, 22 octobre 2010

Communiqué de Sorecop, Copie France, Sofia, Sorimage du Vendredi 22 octobre 2010

L’association "la culture avec la copie privée" tient à exprimer son plein accord avec l’analyse de Sorecop, Copie France, Sofia, Sorimage de l’arrêt rendu le 21 octobre 2010 par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) dans l’affaire PADAWAN c/ la SGAE (C467/08)

Les sociétés de gestion collective de la rémunération pour copie privée en France prennent acte de l’arrêt rendu hier par la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) dans l’affaire PADAWAN c/ la SGAE (C467/08) et constatent avec satisfaction que la réglementation française est conforme aux exigences posées par la Cour.

SORECOP, COPIE FRANCE, SOFIA, SEAM et SORIMAGE ont pris connaissance de l’arrêt rendu par la CJUE et constatent avec satisfaction la compatibilité de la réglementation française et des pratiques de la commission, présidée actuellement par Mr Hadas-Lebel, chargée de déterminer les supports assujettis et les barèmes de rémunération, avec les exigences posées par la Cour.

Les sociétés de gestion collective prennent acte que la CJUE

• rappelle dans sa décision le droit pour l’auteur de recevoir une compensation équitable en contrepartie de la reproduction de ses œuvres à usage privé ;

• confirme que cette compensation équitable peut prendre la forme d’une " redevance pour copie privée" à la charge de ceux qui mettent à disposition des particuliers des supports et/ou appareils d’enregistrement avec la possibilité d’en répercuter la charge sur les utilisateurs.

• souligne que la simple capacité de ces supports et/ou appareils d’enregistrement à réaliser des copies suffit à elle seule à justifier l’application de cette redevance dès lors qu’ils ont été mis à disposition de personnes physiques en tant qu’utilisateurs privés ;

• reconnait à chaque État membre la faculté de décider de la forme, des modalités de financement et de perception ainsi que du niveau de cette redevance ;

S’agissant de la question de l’usage professionnel des supports, qui a fait l’objet de nombreux débats au sein de la Commission de la copie privée, SORECOP, COPIE FRANCE, SOFIA, SEAM et SORIMAGE considèrent que le cadre réglementaire français et la pratique instituée par ladite Commission sont conformes aux exigences de l’arrêt dans la mesure où les montants de rémunération ont toujours été déterminés en prenant en compte, dans la fixation des barèmes, le fait qu’une partie des supports assujettis ne serait pas utilisée à des fins privées mais notamment par des entreprises ou administrations qui les utilisent pour les besoins de leurs activités professionnelles.

Ainsi, conformément à ce qu’exige l’arrêt, la rémunération pour copie privée n’est pas appliquée à des appareils ou des supports d’enregistrement numériques non mis à disposition d’utilisateurs privés et manifestement réservés à des usages autres que la réalisation de copies à usage privé.

La position contraire présentée dans certains médias revient à confondre les conditions d’assujettissement à la rémunération pour copie privée et l’organisation des modalités de financement de cette dernière dont la Cour rappelle, comme indiqué ci-dessus, qu’elle est déterminée par chaque Etat membre.



Contacts

SORECOP-COPIE FRANCE :
ADAMI (Société pour l’Administration des Droits des Artistes et Musiciens Interprètes) : Bruno BOUTLEUX – 01 44 63 10 09
SPEDIDAM (Société de Perception et de Distribution des Droits des Artistes Interprètes de la Musique et de la Danse) : François LUBRANO – 01 44 18 58 68
PROCIREP (Société des Producteurs de Cinéma et de Télévision) : Idzard VAN DER PUYL – 01 53 83 91 85
SACD (Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques) : Pascal ROGARD – 01 40 23 47 25
SCAM (société Civile des Auteurs Multimédia) : Hervé RONY – 01 56 69 58 10
SACEM (Société des Auteurs Compositeurs et Editeurs de Musique) : Elisabeth ANSELIN – 01 47 15 45 32
SCPP (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes) : Marc GUEZ – 01 41 43 03 04
SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France) : Jérôme ROGER – 01 53 77 66 53
SORECOP-COPIE FRANCE : Charles-Henri LONJON - 01 47 15 87 53

SOFIA (Société française des intérêts des Auteurs de l’écrit) Christian ROBLIN - 01 44 07 06 44

SEAM (Société des Editeurs et Auteurs de Musique) Philippine GIRARD-LEDUC - 01 42 96 76 46

SORIMAGE
• ADAGP (Société des Auteurs Dans les Arts Graphiques et Plastiques) Christiane RAMONBORDES - 06 11 32 60 07
• SAIF (Société des Auteurs des arts visuels et de l’Image Fixe) Olivier BRILLANCEAU - 01 44 61 07 82


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Ce qu'il faut savoir sur la copie privée.

Qu’est-ce que la copie privée ?

Peu de gens savent que, depuis 1985, lorsqu’ils achètent des supports vierges ou du matériel servant à copier de la musique et des images (tels que des cassettes, CD ou DVD vierges, des baladeurs numériques, des clés USB audiophiles, des enregistreurs numériques de salon), une petite partie du prix payé (la redevance pour copie privée) rémunère les auteurs, éditeurs, interprètes et producteurs des œuvres que ces supports permettent de copier.

Ils sont encore plus rares à savoir qu’1/4 des sommes ainsi collectées alimente de nombreuses manifestations culturelles sur tout notre territoire. En 2010, l’apport de la copie privée aux actions culturelles et à l’aide à la création en France a été de près de 47 millions d’euros.

La copie privée, un pacte entre créateurs et public

Depuis plus de 20 ans, la copie privée assure un équilibre incontestable entre l’aspiration naturelle du public à accéder aux œuvres et la préservation nécessaire des droits et des rémunérations des créateurs. Ce dispositif souple repose sur la négociation et le consensus entre les représentants du public, les ayants droit et les industriels. Au cours des années, il a démontré sa capacité d’adaptation aux bouleversements technologiques de la révolution numérique.

Au-delà de son importance dans la rémunération des créateurs (75% des sommes collectées leur sont directement reversées), on peut considérer que la copie privée établit un véritable pacte entre créateurs et public en faisant contribuer ce dernier au processus de création.

En s’acquittant de la redevance, le public participe directement au financement d’un grand nombre de manifestations culturelles dans une grande diversité de genres et de répertoires. En effet, la copie privée finance aussi bien les grands et les petits festivals que des pièces de théâtre, des concerts, des spectacles de rue ou de marionnettes, des expositions d’art, la musique lyrique, le rap, les arts graphiques et plastiques, les créateurs multimédias, le court-métrage, le documentaire de création, grands reportages, l’écriture de films ou encore les arts du cirque – soit près de 5000 projets artistiques chaque année… pour tous les goûts, tous les âges, partout en France !

Un label pour informer le public

La création du "label copie privée" répond au désir des organisations signataires de rendre plus visible la copie privée menacée, et de rendre hommage à son rôle essentiel dans la diversité et le dynamisme culturels de notre pays.

Désormais, chaque manifestation culturelle bénéficiant des ressources de la copie privée apposera ce label sur ses supports de communication, afin que le grand public prenne conscience que la rémunération pour copie privée est un outil essentiel de financement de la vie culturelle du pays, et que lui- même y participe.

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